‘’ Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie’’
Proverbe 4 :23
Dans les relations humaines ou toute autre interaction avec autrui, il arrive très souvent qu’on soit grièvement offensé, humilié. On reçoit des coups, des trahisons, des déceptions, des injures, bref toutes sortes d’outrages. Des offenses que nous gardons fermement à l’intérieur de nous; que nous conservons amèrement. Jurant parfois ne jamais pardonner, tellement la douleur est immense. Le mal infligé est tellement profond et traumatisant qu’on arrive pas à s’en défaire, la cruauté ou l’ingratitude manifestée sont sans pareil. De ce fait, on trouve légitime et justifié de ne jamais pardonner, de s’accrocher à jamais cette offense.
Mais il est une chose qu’on ignore peut-être, c’est que ces rancœurs constituent de véritables poisons, de véritables obstacles à notre épanouissement intérieur, et par conséquent à notre paysage extérieur. Elles constituent des murs qui font obstacle à la circulation de bonnes énergies, à la mouvance du Saint-Esprit. On se retrouve alors prisonnier ou victime de son propre nourrissement intérieur, disons de l’état de son âme. Une âme remplie de rancunes ne prospère pas.
Afin donc de pouvoir avancer librement, de vivre avec un cœur léger, un coeur en joie, un coeur disposé non seulement à recevoir les bienfaits de la vie, mais aussi à libérer son génie intérieur, il faut pardonner. C’est-à-dire laisser aller les rancœurs, les ressentiments. Des souillures qui constituent tous un obstacle majeur à l’accueil du Saint-Esprit. L’Esprit de Dieu ne vit pas dans un cœur surchargé de rancœurs, d’interminables colères et de ressentiments de toutes sortes.
Pardonner revient à décharger son cœur (son être intérieur) de toute cette animosité qui l’encombrent et l’asphyxient; ne plus tenir compte des offenses, renoncer à tout dédommagement, de manière à le disposer à recevoir les cadeaux de la vie, mais aussi à laisser jaillir sa lumière intérieure, embrigadée dans cette noirceur.
Vu sous cet angle, le pardon apparaît comme un acte égoïste, que l’on pose d’abord pour soi-même et non pour autrui. Si l’on veut vivre en paix, être dans la joie, pouvoir libérer son génie intérieure, tout en accueillant des bienfaits de la vie (qui jusque-là n’intégraient pas à cause de cœur surchargé de noirceur), il est essentiel de pardonner toutes les offenses, quel que soit la gravité de celles-ci. Même si c’est en pleurant qu’il faut le faire, il le faut. C’est un choix, une décision. Pour pouvoir recevoir la vie abondante qu’on offre un univers infini, il faut purifier son âme et la disposer à recevoir du nouveau.